dimanche 29 mars 2009

Yann Perreau/Alex Cattaneo


Yann Perreau/Un serpent sous les fleurs/Bonsound Records
Montréal, Québec


Tendre, fervent explorateur, amoureux, extravagant, humain. Dès ses premières parutions, en solo ou avec le défunt groupe Doc et les chirurgiens, Yann Perreau a toujours été un créateur d’une intégrité flagrante. Son troisième album solo, Un serpent sous les fleurs, renoue avec des sonorités plus rock qu’il avait délaissées lors de ses forées dans l’univers plus électronique du précédent, Nucléaire. Il n’en est pas moins contemplatif. Voyages, silence, spectacles, mots et images ont nourri l’homme depuis. Toujours très porté sur une poésie vivante et métaphorique, Perreau ne cesse d’aiguiser sa formidable plume. Avec la main de maître de son fidèle collaborateur Alex Mcmahon, plusieurs musiciens et écrivains émérites ainsi qu'une petite contribution en voix et en mots de la colorée chanteuse Camille, Yann Perreau a commis un album solide et fort réjouissant! (Léa Noémie Plourde-Archer)


Alex Cattaneo : l’Absinthe à son plus fort


Le disque tourne, on perçoit une dissonance de rythme. Fausse oreille! La musique de l’Inde du Nord est bien reconnue pour ses figures rythmiques complexes. C'est dans cette surabondance de rythme que se positionne le nouvel album Absinthe d’Alex Cattaneo. Ce prodigieux compositeur montréalais évoque à son meilleur la tradition hindoustani. Riches en instruments, les balades orientales s’entremêlent de guitares, clarinette, hautbois, violoncelle, percussions, riqq et darbukka. Chacune des neufs pièces possède un petit je-ne-sais-quoi, en toute originalité et divergence. Des sonorités tant douces que fermes rivalisent parfaitement avec l'absence de paroles... de quoi danser le Baladi jusqu’à épuisement des trippes. (Catherine Bournival)

mardi 17 mars 2009

Madeleine Peyroux / Bare Bones


Madeleine Peyroux / Bare Bones / Rounder Records
New York, États-Unis









Madeleine Peyroux a dans sa voix une force tranquille irrésistible. Pourtant, l'artiste porte en elle des tourments reflétés dans les paroles des chansons qu'elle interprète. Déchéances, personnages solitaires et échecs de vie remplissent ses chansons, mais au final une note d'espoir subsiste. Reconnue pour ses albums remplis de reprises tendres et mélancoliques de chansons de Leonard Cohen, d'Elliott Smith, de Bessie Smith ou de Serge Gainsbourg, Peyroux sert enfin un album né entièrement de sa propre plume. Elle a écrit ou co-écrit chacune des onze pièces. Côté musical, il n'y a rien de très déstabilisant, puisqu'on retrouve sur Bare Bones les mêmes atmosphères douces de jazz aux accents blues que dans tous ses albums précédents. De ce fait, plusieurs chansons ont peine à se distinguer l'une de l'autre, pourtant, c'est si agréable d'écoute qu'on en redemande, puisque madame Peyroux possède un charme indéniable et sait s'entourer de musiciens émérites. (Léa Noémie Plourde-Archer)

mardi 10 mars 2009

… And You Will Know Us By The Trail Of Dead/Lac Estion/Steven Wilson/Torngat




… And You Will Know Us By The Trail Of Dead / The Century Of Self / Justice
Texas, États-Unis










Sur papier, The Century Of Self est plutôt prometteur: tout en conservant le côté pompeux et épique des derniers albums (Worlds Apart, So Divided), le rock plus direct des beaux jours refais surface pour insuffler un peu plus de mordant aux compositions. Sur disque toutefois, on se retrouve devant un album édulcoré qui échoue complètement à capter notre attention. Le groupe semble en pleine crise d’identité, naviguant sur un concept aux proportions ambitieuses sans réelle… ambition. Le charme opère bien sur Far Pavillions et Isis Unveiled, mais la majorité des pièces peuvent difficilement justifier leurs fréquents changements de dynamiques et tombent rapidement dans l’oubli. On peut pardonner à ... AYWKUBTTOD de flirter avec le grandiose sans succès, on le fait depuis quelques années déjà, mais de se faire servir un album inconsistant et prévisible à la fois nous donne certainement le goût de passer à un autre appel. (Yannick Valiquette)

Lac Estion / Affranchi
Montréal, Canada












Les interludes sont rarement pertinents comme le sont ceux du disque de Lac Estion. En quelques secondes, Tant qu'à y être et Warm-Up renferment un condensé du cynisme, de la nonchalance et de l'esprit tourmenté qui caractérisent la formation. Bien que les mélodies vocales sont un peu monotones, la livraison de Simon Kingsbury sied à merveille aux textes de Pierre-Alexandre Poirier-Guay. À la fois empreinte de lassitude et un peu gamine, finie par un très agréable timbre et une maîtrise d'un vibrato subtil et fragile, sa voix laisse transparaître les incertitudes du jeune homme. Affranchi est un joli échantillon de ses questionnements, parfois un peu trop carré, d'autres fois clairement karkwaien ou roi poissonnesque. Le disque demeure assez léger, mais quelques refrains sont particulièrement solides, et les meilleures chansons sont celles qui osent tourbillonner. (Ariane Gruet-Pelchat)

Steven Wilson / Insurgentes / KScope
Hemel Hempstead, Grande-Bretagne










Est-il vraiment surprenant qu’Insurgentes, le premier album solo de Steven Wilson, semble faire la synthèse de ses multiples projets? Après tout, il bénéficie déjà d’une telle liberté d’expression au sein de Porcupine Tree, Bass Communion, No-Man, Blackfield, et j’en passe, qu’on s’imagine difficilement ce qu’un projet solo pourrait apporter de nouveau à sa carrière déjà riche en variations. En se permettant d’exploiter toutes ses facettes à la fois, Wilson sacrifie un peu le sens de cohésion qui le caractérise et traite plutôt chaque pièce indépendamment des autres. À ce sujet, les arrangements soigneusement travaillés révèlent une subtilité qui confère à Insurgentes tout son charme et son pouvoir de réécoute. Le rock progressif est évidemment présent, mais c’est dans les pièces plus ambiantes et électroniques que l’album impose son unicité. Inutile de mentionner que les amateurs de Steven Wilson apprécieront, et à défaut de se sentir déroutés, ils y trouveront tout de même une finesse et une noirceur qu’on ne peut qu’accueillir à bras ouverts. (Yannick Valiquette)

Torngat / La petite Nicole / Alien8recordings
Montréal, Canada











Au départ, il y avait cette phrase qui tournait dans la tête du batteur: «C'est la petite Nicole / Qui a dit à son père / Pourquoi n'as-tu pas pris la peine / De penser à mon cas». Peut-être à force de rabâcher les oreilles des musiciens, elle les a guidés vers un disque plus cru et moins vaporeux que les précédents. Elle a même été jusqu'à teinter une pièce de hip-hop instrumental et de sonorités industrielles. Mais en général, La petite Nicole demeure pensive, somptueuse et infiniment délicate. Elle recèle des merveilles de mélodies, bien souvent enrobées dans un rythme engageant. Avec ce troisième disque hypnotisant, les musiciens de Torngat nous offrent leur univers fantastique et les dédales de leur virtuosité sur un plateau d'argent. (Ariane Gruet-Pelchat)

mercredi 25 février 2009

Françoiz Breut/À l'aveuglette - Bell Orchestre/As Seen Through Windows



Françoiz Breut / À l'aveuglette / Humpty Dumpty Records
Bruxelles, Belgique













Loin d'y aller à l'aveuglette, Françoiz Breut s'est imposé la contrainte de se commettre à l'écriture, après avoir chanté les mots des autres sur ses trois albums précédents. De Drogenbos à Dunkerque, la langue française en poche, Breut puise dans sa propre prose, question de mettre le feu aux poudres à ses timidités linguistiques. Cette première lancée dans l'écriture des textes à chanson s'emporte à merveille. Et il y a toujours cette même voix, troublante que l'on retrouvait sur le fort joli Une saison volée, à présent supplantée par celles, écorchées, du duo féminin Mansfield.TYA sur L'étincelle ou la contrainte du feu. D'aspiration nouvelle, À l'aveuglette n'hésite tout de même pas à rappeler Dominique A et l'aile sous laquelle il a permit à Breut de se poser avant qu'elle ne prenne son propre envol. À l'aube de la quarantaine, les mots de Françoiz Breut sont solides et résisteront tant ils sont vrais et prometteurs. (Emilie Morneau)


Bell Orchestre / As Seen Through Windows / Arts & Crafts - 10 mars 2009
Montréal / Québec












Depuis peu, un vent de changement souffle sur le band montréalais Bell Orchestre: changement de label (de Rough Trade à Arts & Crafts) et l'ajout officiel de Pietro Amato (Torngat) qui n'était présent que lors des spectacles. Mais voilà que le changement s'arrête là. As Seen Through Windows, leur deuxième effort, n'a rien de révolutionnaire comparativement à Recording a Tape in the Colour of the Light, leur premier album sortie en 2005, et qui était une bouffée d'air frais sur la scène rock, ou rock instrumental, de Montréal. Respectant à la lettre leur formule musicale très organique, composée d'instrument à vents, de percussions et de cordes, Bell Orchestre sort rarement du cadre de Recording a Tape. Ce n'est seulement que sur quelques pièces (Stripes, Bucephalus Bouncing Ball) que l'on peut entendre des touches d'expérimentations, frôlant (trop?) rapidement les sonorités électroniques. On sent aussi, ici et là, les influences de Torngat, sans doute dû à Amato, mais rien d'assez important pour dire que le groupe explore de nouveaux univers musicaux. Peut-être bien que ce projet, fondé par deux membres de l'illutre formation montréalaise Arcade Fire, ce veut plus simple, comme une valeur sûre dans l'univers de la musique rock instrumentale. Il ne va pas sans dire que As Seen Though Windows est vraiment très intéressant et bien orchestré, mais il l'innovation n'est malheureusement pas au rendez-vous. (Vincent Lefebvre)

jeudi 19 février 2009

Headache24 / Having You To Walk With / P572

Headache24 / Having You To Walk With / P572













Le décès des Goules aura fini par nous être profitable. Hugo Lebel, qui donne aussi de son temps à Keith Kouna et à Lesbo Vrouven, aura pu se pencher de nouveau sur son projet personnel, Headache24. C'est avec Julie Théberge qu'il a bidouillé son second album, quatre ans après le premier. Having You To Walk With débute la pédale au plancher, mais jongle avec une voix incertaine et des touches de fragilité. Au fil de l'album, les sons électroniques bruts, qu'on associe souvent au hiphop instrumental, se tiraillent avec la candeur du violon et des sifflements. Les harmonies tendues, les différents effets et la largeur du spectre sonore donnent une impression de douce folie, un peu comme dans les projets de Navet Confit ou de Mon Electric Bijou. Un disque à écouter en boucle pour se laisser transporter et bousculer, mais aussi pour les mélodies imprévues dont le côté malicieux rend accro. (Ariane Gruet-Pelchat)

dimanche 15 février 2009

Andrew Vincent / Rotten Pear




Andrew Vincent / Rotten Pear / Kelp Records












Derrière une barbe fournie et grisonnante se cache Andrew Vincent, un auteur-compositeur à la guitare autant douce qu’électrique. Le cinquième album de l’artiste torontois se nomme Rotten Pear. Andrew Vincent a une voix qui rappelle à quelques consonances celles d’Andrew Bird et de Josh Rouse, autres chanteurs dans la même catégorie de pop aux harmonies mi-folk, mi-romanesques. Les pièces d’Andrew Vincent sont d’une écoute fort agréable, et l’on placerait bien plusieurs d’entre-elles sur une bande sonore d’un quelconque film indépendant américain, car ces chansons sont dotées d’une trame musicale et de paroles qui sont des simples instantanés de la vie quotidienne. (Léa Noémie Plourde-Archer)

jeudi 5 février 2009

Omar Rodriguez-Lopez / Jupiter Nyne / Stéphane Tellier



Omar Rodrigez-Lopez / Old Money / Stones Throw Records
États-Unis










Si vous recherchez la définition du mot « prolifique » dans le dictionnaire, il y a des chances que vous retrouviez une photo d’Omar Rodriguez-Lopez en annexe. Avec ses huit albums solos en quatre ans (deux autres sont déjà prévus pour 2009), ses trois albums de collaborations et ses quatre albums, un E.P. ainsi qu’un live produits au sein de The Mars Volta, on comprend bien que la paresse n’est pas une option chez ce compositeur, réalisateur et multi instrumentaliste. Si toute cette activité est déjà impressionnante en soi, on s’étonnera davantage du fait que chacune de ses productions renferme un niveau de qualité enviable. Old Money ne fait pas exception à la règle; malgré son côté chaotique qui ferait se gratter la tête au plus aguerri des fans de musique expérimentale, Rodriguez-Lopez réussit à y mettre un ordre méticuleux qui éclipse l’idée de l’improvisation à outrance. Impossible de ne pas tenir ses écouteurs à deux mains pour tenter de capter toute la richesse sonore que cet album renferme. Les changements de dynamique sont imposants, mêlant à la fois rock, funk, jazz et psychédélique avec ses guitares, synthétiseurs, thérémine, clarinettes, batterie et basse qui se superposent et se déconstruisent à leur gré en une multitude de couches sonores. Et c’est justement cette balance entre le contrôlé et l’incontrôlable qui fait de Old Money un album non seulement hautement ambitieux mais aussi hautement réussi. (Yannick Valiquette)


Jupiter Nyne / Everlasting Complications / Indépendant
Montréal / Québec










Si vous n’avez jamais entendu parler de «Crunch rock» auparavant, vous aurez la chance d’en connaître un peu plus sur ce style avec la formation Jupiter Nyne. Leur plus récent album paru en 2008, Everlasting Compilations, représente le genre par excellence. Sur 14 pièces, les sonorités vadrouillent entre le Pop-punk et le Rock alternatif, donnant des allures «bonbon» un peu ambitieuses. L’album expose des paroles engagées, qui se cachent derrière une très intéressante fusion d’alternatif des années 90, avec un style rock «rebel» des années 70. On remarque quelques ressemblances avec les groupes Nirvana, Foo fighters, Radiohead et The Police. Le disque est pro-énergique, on ne peut le nier, mais l’énergie n’est pas toujours synonyme de puissance. D’ailleurs, l’album aurait été à son avantage si le chanteur et guitariste du groupe avait moins éperdument crié les paroles. C’est donc parfois très essoufflant pour les oreilles. (Catherine Bournival)


Stéphane Tellier / Stéphane Tellier / MAODJAM
Sorel / Québec


Auparavant réservé aux initiés et aux inconditionnels de Django Reinhardt, le jazz manouche a été popularisé au Québec par Benoît Charest avec ses compositions sur la bande sonore du film Les triplettes de Belleville. Le style, charmant et plutôt ensoleillé dans sa facture, nécessite un talent remarquable en interprétation à la guitare. Les élus sont peu nombreux. Voici qu’un collaborateur de Benoît Charest, le sorelois Stéphane Tellier, a commis un premier album à titre de guitariste soliste. Le disque est entièrement instrumental, mélangeant textures gitanes et jazz ambiant. Le résultat est léger, simple et poli. Presque trop, en fait, ce qui rend ce disque moins mémorable par rapport à d’autres œuvres de ce genre. Il y est intéressant à noter que la pochette comporte des textes poétiques au nom de certaines des pièces de l’album, donc visiblement inspirés par l’atmosphère musicale. Cela rajoute une dimension intéressante au projet. Stéphane Tellier est un habitué des festivals de la province, et son impressionnant doigté pourra certainement y être observé durant l’été 2009. À surveiller. (Léa Noémie Plourde-Archer)

lundi 26 janvier 2009

Portico/Mara Tremblay/Dark Century




/Portico First Neighbours Copperspine/
Colombie-Britannique, Canada








Louis Riel, Laura Secord et La guerre de 1812 ne sont pas des sujets très habituels pour des chansons rock. Ce sont pourtant ces personnages et ces époques qui peuplent les textes des pièces du second album de Portico. Ce jeune groupe, issu de Colombie Britannique, aborde plusieurs sujets reliés à l'histoire canadienne. Si leur musique est plutôt convenue dans son genre, les talents de chanteuse-conteuse de Lyn Heinemman profèrent une mélancolie intéressante à l'album. Les mélodies efficaces et bien ficelées rendent l'écoute agréable mais ceux qui cherchent absolument de l'originalité de ce côté ne s'y verront pas satisfaits. Une écoute instructive si l'on s'attarde aux paroles. (Léa Noémie Plourde-Archer)

/Mara Tremblay Tu m'intimides Audiogram/
Montréal, Québec








L'attention de beaucoup de gens a été attirée par la couverture du nouveau disque de Mara Tremblay. Elle pose nue, les seins couverts par des cheveux qui ne dévoilent que quelques jolies courbes. Un contraste frappant, très joli et très franc par rapport aux photos des jeunes chanteuses pop qui posent très souvent tout aussi nues mais qui sont assez rentables et vides de personnalité pour que Wal-Mart ne s'oppose pas à faire la promotion de leurs disques. Heureusement, après avoir discuté de la couverture, les gens passeront vite à autre chose s'ils osent écouter la musique derrière cette photo. Mara Tremblay vieillit, elle murit et prend de l'assurance, ce qui fait qu'elle assume qui elle est et les directions musicales qu'elle prend. Autrefois connue pour son côté grinçant, aussi country que punky, puis passée par des lieux plus tranquilles sur son précédent opus Les nouvelles lunes, elle conjugue aujourd'hui ces plusieurs aspects de sa palette sonore. Le produit, intitulé Tu m'intimides, est aussi tendre que puissant. Elle y relate deux années particulièrement mouvementées de sa vie, où elle a vécu des changements, des deuils, puis un nouvel amour. Plusieurs musiciens ont accompagné Mara Tremblay lors de l'enregistrement, dont son fidèle collaborateur Olivier Langevin (Galaxie 500), Pierre Fortin (les Dale Hawerchuks) et son amoureux, l'auteur-compositeur Antoine Gratton. Tous ont aidé à mettre de l'avant une sonorité plus moderne et plus texturée.

Tu m'intimides est certainement le plus abouti et le plus intéressant des disques de Mara Tremblay. (Léa Noémie Plourde-Archer)

/Dark Century Days of the Mosh
Indy Rekordz/
Montréal, Québec








Bien que la formation montréalaise Dark Century roule sa bosse depuis plus de sept ans, Days of the Mosh est la toute première trace physique de son existence. Oeuvrant dans un Death/Grind teinté de Hardcore aux paroles sombrement humoristique, ce premier effort charme surtout par le plaisir apparent qui a été investi dans le projet. Inutile de mentionner que Days of the Mosh ne réinvente rien, puisque son mandat n’est clairement pas de vous casser la tête, mais bien le cou.

Le lancement de l’album se fera le 19 mars 2009 au Café Chaos. (Yannick Valiquette)

mercredi 14 janvier 2009

Tam-tams d'exil



Jeff Kavanda - Tam-tams d'exil

Jeff Kavanda un percussionniste émérite venu du Congo-Kinshasa, installé principalement en Belgique mais faisant souvent des voyages au Canada. Il a joué avec le fabuleux groupe belgo-zaïrois Zap Mama. Il s'entoure d'excellents musiciens avec qui il monte des pièces centrées sur le rythme et la danse. Ses spectacles sont très conviviaux, avec un nombre accru de musiciens lorsque les scènes le permettent. Tam-tams d'exil est son troisième album et il traite plus que jamais des origines du chanteur, qui n'est pas retourné au pays depuis plus de 12 ans. Les violences au Congo font que l'exil du chanteur est forcé, non souhaité. Pour soigner cette nostalgie, Jeff Kavanda nous sert un album aux rythmes afro-cubains, aussi festif que mélancolique par moments. Ses chansons nous font passer de beaux moments qui nous donnent hâte aux concerts en période estivale dans la métropole! (Léa Noémie Plourde-Archer)

Les 10 albums 2009 les plus attendus par Yannick


Yannick Valiquette, y.valiquette@gmail.com

Anathema – Horizons – Kscope (Rock atmosphérique)
Cobalt – Gin – Profound Lore (Black metal)
The Gathering – The West Pole – Psychonaut (Rock atmosphérique)
Subterranean Masquerade – In Pastille Colors – The End (Rock expérimental)
Wolves In The Throne Room – Black Cascade – Southern Lord (Black Metal)
… And You Will Know Us By The Trail Of Dead – The Century of Self –
Richter Scale (Rock indie)
John Frusciante – The Empyrean – Record Collection (Rock)
Giant Squid – The Ichtyologist – Indépendant (Sludge)
Sonic Youth – The Eternal – Matador (Noise Rock)
Mono – Hymn to the Immortal Wind – Temporary Residence (Post-rock)