mercredi 14 janvier 2009

Les 10 albums 2009 les plus attendus par Yannick


Yannick Valiquette, y.valiquette@gmail.com

Anathema – Horizons – Kscope (Rock atmosphérique)
Cobalt – Gin – Profound Lore (Black metal)
The Gathering – The West Pole – Psychonaut (Rock atmosphérique)
Subterranean Masquerade – In Pastille Colors – The End (Rock expérimental)
Wolves In The Throne Room – Black Cascade – Southern Lord (Black Metal)
… And You Will Know Us By The Trail Of Dead – The Century of Self –
Richter Scale (Rock indie)
John Frusciante – The Empyrean – Record Collection (Rock)
Giant Squid – The Ichtyologist – Indépendant (Sludge)
Sonic Youth – The Eternal – Matador (Noise Rock)
Mono – Hymn to the Immortal Wind – Temporary Residence (Post-rock)

Aux dernières nouvelles


Le grand joueur de Banjo Terry-Joe Banjo offrira une classe de maître au Petit Campus ce samedi à 14h, avant le concert de Sheeshum et Lotus. Il vous en coûtera 15$ ou 10$ avec l’achat du billet pour la soirée. Réservez au 514-524-9225

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L’émission vedette de CHOQ.FM, CHOQ Latino, passe au petit écran. Elle fera partie de la programmation de CLOVYS TV, une nouvelle chaîne de télévision destinée à la culture urbaine et à la musique du monde prévue pour l’automne 2009. CLOVYS TV sera disponible par satellite, sur le câble numérique et en haute définition et sera composée de 65% de clips musicaux et de 35% d’émissions de divertissement et d’information.


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Maxime Robin, animateur de l’émission Un thé avec Stella, présenté à CHOQ.FM les mercredi à 14h, vous invite à donner votre avis sur une brochette de rythmes de son projet 30bpm. Les fichiers sont disponibles pour téléchargement à cette adresse. Maxime Robin est aussi Directeur Hiphop à CHYZ, DJ et membre du collectif Kino. Profitez-en pour visiter son nouveau site Internet : maximerobin.com

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Position 30 du Palmarès des artistes les plus joués à CHOQ.FM en 2008, Man An Ocean est revenu d’Irlande avec une pièce toute fraîche à se mettre sous la dent, Everybody knows what’s good and what’s not (especially the radio). C’est du sarcasme, mais ça ne s’applique pas à CHOQ, dit-il. L’homme derrière le projet, David Ratté, est présentement en Gaspésie pour composer et vient de terminer un roman, que vous pouvez obtenir en lui écrivant. Passez par son myspace : myspace.com/mananocean

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Sharcüt offre un avant-goût de son premier album avec deux nouvelles pièces sur sa page myspace. Le groupe travaille actuellement sur le spectacle de projections visuelles qui l’accompagnera lors du lancement au Lion d’or le 27 janvier.

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Quelques mp3s du prochain album des Handsome Furs se sont échappés sur Internet. Le duo Montréalais formé de Dan Boeckner de Wolf Parade et de sa copine Alexei Perry lancera Face Control le 10 mars. Les impatients seront heureux d’apprendre que Julien Cayer n’a pas résisté à mettre deux des pièces sur son blogue, pasdedoute.blogspot.com/.

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Numéro# aussi offre un album, de remix cette fois. Brutalisme léger est disponible au http://www.jaimenumero.com/

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Électro Lise lançait mercredi son “e-album” Comme un missile et un vidéoclip pour la pièce Nuit Endiablée sur iTunes et sur son myspace. On se souvient qu’Électro Lise a été créé par Annie Dufresne en 2008 en collaboration avec Félix-Antoine Leroux alias DJ Horg (Samian, Anodajay, etc.). Cet album a été réalisé avec la collaboration de Pad Class, Zingone (Lyon), Nina, We are Terrorists et M1. Une tournée européenne est prévue pour le printemps 2009 avec Live on Video (aka Trans-X).

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Yesterday’s Ring a annoncé la date officielle de la sortie de son troisième album, Diamonds in the ditch. L’album comprenant 14 chansons et mixé par Ryan Battistuzzi sera en magasins dès le 24 mars prochain.

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L’étiquette Hiphop de Ninja Tune, Big Dada, frappe de nouveau en signant un groupe électro-hiphop. Le producteur Xrabit a grandi à Berlin et vit maintenant à Londres. Il fait les beats pour Trak Bully et Coool Dundee, alias DMG$. Leur album Hello World est prévu pour le 9 mars prochain.

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Half Baked, probablement le duo le plus prolifique de l’heure au Québec, a ouvert un blogue afin de parler du concept derrière son dernier disque, Half Baked Sings The Century Of Foam For Your Pleasure. Vous pourrez y lire des commentaires sur les théories de Peter Sloterdijk, philosophe fétiche du chanteur Aaron Maiden ainsi qu’y voir un vidéo tourné pour la pièce Your Spirit Is A Bone.

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Andrew Martinez, aka Andy DeMize de Nekromantix est décédé dimanche matin suite à un tragique accident d’auto à Fullerton en Californie. Les membres de Nekromantix invitent leurs fans et amis à boire une ou plusieurs Newcastle en sa mémoire, question d’assurer la survie de la brasserie qu’Andrew a supporté amplement au cours des années.

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Les ventes du vinyl ont augmenté de 89% par rapport à l’année 2007. Guns and Roses, Metallica, Radiohead, et les rééditions des Beatles et de Pink Floyd figurent dans le top 10. Malgré tout, le vinyle ne vaut que pour 0,1% des ventes de musique en général. En déclin depuis 6 ans, elles ont connu une baisse de 14% par rapport à l’année précédente.

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En l’honneur du quart de siècle qu’atteindra le célèbre film la Guerre des tuques cette année, une reconstitution de la bataille de balles de neige aura lieu sur le Mont-Royal (aux tamtams) le dimanche 25 janvier 2009! Le samedi servira construire les châteaux forts. Rock Demers et André Melançon (les producteurs et réalisateurs du film) seront présents avec une équipe de tournage et urgence santé. N’hésitez pas à inviter votre gang !
Louis Weber-Houde - Co-organisateur - 514-849-3184

We're From Japan!


We’re From Japan! – Now Breathe – Jackpot Records

Qu’on se le dise tout de suite : We’re From Japan! n’invente rien. Pensez Explosions in the Sky, Pelican ou Mogwai et vous avez déjà une bonne idée de la sphère autour de laquelle gravite le groupe de Portland. Mais à défaut d’être vraiment original, il faut dire que ce qu’ils font, ils le font très bien. Si vous êtes à la recherche d’un album de rock instrumental sans flafla, dominé par les guitares et un jeu de batterie impeccable, Now Breathe, est le candidat parfait. (Yannick Valiquette)

jeudi 8 janvier 2009

Les atomes aiment... Timber Timbre












TIMBER TIMBRE - Timber Timbre (Out of this spark - 13 janv. 2009)

Dès les premières notes, Timber Timbre nous captivent. Difficile à décrire, leur univers se compose principalement de folk. Mais, l'ensemble de Toronto ne s'arrête pas là; les influences gospel et rockabilly sont omniprésentes et c'est cet heureux mélange qui rend le tout aussi inusité. Pièces clés : Until the Knight is Over, Magic Arrow et Trouble Comes Knocking. On peut dire que l'année 2009 part, du moins, sur une note intéressante. (Vincent Lefebvre)

mercredi 17 décembre 2008

Listes de fin d'année [2008]


Yannick Valiquette [top 20]
y.valiquette@gmail.com
1: Jarboe – MahaKali (The End)
2: Nick Cave & The Bad Seeds – Dig!!! Lazarus Dig!!! (Mute)
3: Esoteric – The Maniacal Vale (Season Of Mist)
4: Lifelover – Konkurs (Avantgarde)
5: Portishead – Third (Mercury)
6: Skepticism – Alloy (Red Stream)
7: Krallice – Krallice (Profound Lore)
8: Harvey Milk – Life… The Best Game In Town (Hydra Head)
9: Leviathan – Massive Conspiracy Against All Life (Moribund)
10: Celestia - Frigidiis Apotheosia : Abstinencia Genesiis (Drakkar Productions)
11: Darkspace – Darkspace III (Avantgarde)
12: Hail Of Bullets - …Of Frost And War (Metal Blade)
13: Enslaved – Vertebrae (Indie Recordings)
14: Grails – Doomsdayer’s Holiday (Temporary Residence)
15: Caïna – Temporary Antennae (Profound Lore)
16: Steve Von Till – A Grave Is A Grim Horse (Neurot)
17: Cult Of Luna – Eternal Kingdom (Earache)
18: Star Of Ash – The Thread (Candlelight)
19: We’re From Japan! – Now Breathe (Jackpot)
20: Nachtmystium – Assassins : Black Meddle Part 1
Voir aussi [http://rateyourmusic.com/list/feastofnoise/top_20___2008] 


Emilie Morneau [top 25]
emilie-morneau@hotmail.com

Héliodrome - La lumière ordinaire du jour (Endemik Music)
Wolf Parade - At Mount Zoomer (Sub Pop)
Semtazone - Alles is durven (Irfan)
Rokia Traore - Tchamantche (Tama)
Chad VanGaalen - Soft Airplane (Flemish Eye)
Alexandre Désilets - Escalader l'ivresse (Maisonnette)
Catherine Major - Rose Sang (Productions de l'onde)
L'Idéal - Barbara Carlotti (4AD)
She and Him - Volume One (Double Six)
The Raconteurs - Consolers of the lonely (Third Man Records)
Nico Lelièvre - Parallèle (Disques Into)
Arman Méliès - Casino (Warner)
Baloji - Hotel Impala (Virgin)
Poney Express - Daisy Street (Atmosphériques)
Mother Mother - O My Heart (Last Gang Records)
The Dead Science - Villainaire (Constellation)
Cvantez - Yvetella Musipontaine (Drunk Dog Records)
Dr Dog - Fate (Park the Van Records)
Man Man - Rabbit Habits (Anti Records)
The Walkmen - You & Me (Gigantic Records)
Mon Electric Bijou - Backstabber Blues (Roast Records)
Land of Talk - Some are lakes (Secret City Records)
Human Highway - Moody Motorcyle (Secret City Records)
Krista Muir - Accidental Railway (Indica)
Keith Kouna - Les années Monsieur (P572)



Léa Noémie Plourde-Archer
[tops chansons et concerts]
sombre_heroine_de_l_amer@hotmail.com

Top chansons
Will it grow (Jakob Dylan)
Voice in headphones (Mount Eerie, Julie Doiron & Fred Squire)
Positively Inclined (Wax Tailor feat. Marina Quaisse & A state of mind)
Microphone (Coconut Records)
Why do you let me stay here (She and Him)
L'éphémère (Alexandre Désilets)
À la chaîne (Karkwa)
Masiteladi (Amadou & Mariam)
Mr. Hurricane (Beast)
Some are lakes(Land of talk)
Schoolyard(Wintermitts)
Mansard roof (Vampire Weekend)
Themesong (The Violet Archers)
Shells (M.I.A.)
Body of years (Mother Mother)
I'm a lady (Santogold feat. Trouble Andrew)
Speed of light (Asian dub foundation)
Cappucino (The Knux)
Ukulélé (Thomas Fersen)
School days (Loudon Wainwright III)
Sur un trapèze (Alain Bashung)


Top concerts
M.I.A., avec en première partie Holy Fuck, le 3 juin au Métropolis. Électrisant!
Death Cab for Cutie au quai Jacques-Cartier le 6 juin. Ensorcelant.
Salif Keita et Vieux Farka Touré en programme double au Métropolis le 26 juin dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal. Fascinant.
Cali et Antoine Gratton au Club Soda, le 30 juillet, dans le cadre des Francofolies de Montréal. Réjouissant.
Amadou & Mariam, avec en première partie Daby Touré, le 1 août au Métropolis, dans le cadre des Francofolies de Montréal. Touchant.
Radiohead au Parc Jean-Drapeau le 6 août. Impressionnant.
Karkwa, le 11 décembre au Métropolis. Enivrant.
Yann Perreau au divan orange le 22 août. Excitant!

jeudi 11 décembre 2008

Quelques critiques avant Noël



Murder By Death
Red of Tooth and Claw
Vagrant










Après avoir raffiné et affirmé leur son sur leur précédent album, In Bocca al Lupo, on aurait été porté à croire que Murder By Death allait essayer de pousser leur country-rock noir encore un peu plus loin. Mais voilà que Red of Tooth and Claw arrive sans tambour ni trompette, avec rien dans les poches sauf une autre poignée de bonnes chansons à nous offrir. La voix d’Adam Turla, qui rappelle celle d’un certain Johnny Cash, se pose toujours sur des textes qui parlent de trahison, de vengeance et autres thèmes qui finissent généralement assez mal. Rien de très nouveau donc, mais c’est toujours aussi bon et c’est ça qui est important. C’est à se demander pourquoi ce groupe est encore si méconnu après quatre albums. (Yannick Valiquette)

DVD
Global Metal
Séville Pictures


Maintenant que les bases du monde entourant la musique métal ont été établies avec A Headbanger’s Journey, l’anthropologue Sam Dunn et Scott McFadyen se remettent au boulot et tentent d’approfondir un peu les choses. Ce nouveau documentaire nous emmène entre autres au Brésil, en Chine, au Japon, en Inde et en Israël pour nous dresse un portrait des scènes métal et de leurs fans à travers différents contextes culturels et politiques. Avec un sujet aussi captivant et si peu exploré, Sam Dunn touche encore une fois à quelque chose de gros, de trop gros peut-être. En vérité, chaque ville qu’il visite mériterait amplement un film pour elle seule! Cette contrainte du temps se ressent bien dans les entrevues plus courtes et pas aussi approfondies qu’on l’aurait parfois souhaité. Global Metal est néanmoins un film vraiment intéressant qui captivera autant les fans finis que les curieux. À écouter si vous aimez la musique en général. (Yannick Valiquette)

Variés
Global Metal Soundtrack
Universal Music










Pour accompagner le deuxième documentaire dédié à l’univers du métal par l’anthropologue, réalisateur et métalleux Sam Dunn, Universal Music fait paraître une compilation mettant en valeur la diversité musicale en styles et en provenances dont le film nous trace le parcours. Si certains feront de belles découvertes grâce à l’inclusion, entres autres, de groupes comme Melechesh, Sigh, Orphaned Land, Tengkorak, Enslaved et ChthoniC, la plupart ne verront probablement pas de grande utilité à son existence. On sent qu’il y a peu de travail derrière le choix et l’ordre des pièces, Universal ayant préféré nous balancer quelques « valeurs sûres » comme Lamb Of God, Mastodon ou In Flames plutôt que de profiter de l’occasion pour nous faire découvrir des talents cachés. Puisque le concept est tout de même louable, vous pouvez toujours leur faire compétition en faisant votre propre compilation. (Yannick Valiquette)

Anathema
Hindsight
KScope










Certains albums jouent un rôle purement transitoire dans l'histoire d'un groupe. Souvent, ces albums deviennent reconnus en tant que tel par pur hasard, mais il arrive aussi que cette phase soit provoquée et célébrée musicalement par le groupe en question. Avec Hindsight, Anathema souligne son changement de direction en nous offrant un réenregistrement semi-acoustique de quelques-uns de ses classiques en plus de présenter une toute nouvelle pièce. Si les motifs de cet exercice est vénérable, son exécution nous laisse malheureusement un peu sur notre faim. Le problème majeur est que malgré quelques bonnes idées ici et là qui prêtent une nouvelle peau à certaines pièces, la plupart n’offrent pas un changement radical d’interprétation. On aurait aimé que le groupe puise plus loin dans son passé pour tenter de nous surprendre un peu. Ceci étant dit, Hindsight est tout de même agréable d’écoute et ne laisse présager que du bon dans le futur plus serein d’Anathema. (Yannick Valiquette)

Star of Ash
The Thread
Mnemosyne Productions










Heidi S. Tveitan, mieux connue sous son pseudonyme de Star of Ash, ne doit pas être étrangère à l’expression qui dit que « le temps fini par arranger les choses », puisqu’elle aura attendu sept ans avant de faire suite à l’intriguant mais inégal Iter.Viator. Et le temps aura effectivement arrangé les choses, car The Thread est absolument tout ce que l’on aurait voulu que son prédécesseur soit! La jeune artiste norvégienne semble s’être décidée à faire confiance en ses talents de composition, renouant avec un mélange unique de rock ambiant, de musique électronique et de trame sonore dans une homogénéité qui était absente jusqu’à présent. Ce nouvel album est plus abouti, mieux ficelé et infiniment moins stérile que Iter.Viator, ce qui devrait être amplement suffisant pour combler ceux qui étaient déjà conquis en plus de gagner quelques sceptiques au passage. (Yannick Valiquette)

La Gachette
Quoi qu'il advienne
Indépendant


Vous avez besoin d’un petit coup d’énergie avant les fêtes? Écoutez le nouvel album de La Gachette. Ce groupe punk-rock montréalais propose un troisième opus très énergique, très rythmé. Du punk simple et sans prétention, avec les évidents appels à la fête, ainsi que quelques chansons aux paroles plus sombres. Une des pièces du nouvel album est un hommage à Freddy Villanueva, ce jeune homme originaire de Montréal-Nord, tombé sous les balles des policiers lors de l’été dernier. Le groupe a connu plusieurs formules avant de devenir le trio qu’ils sont aujourd’hui. En dix ans d’existence, Quoi qu’il advienne est leur premier album avec un batteur officiel. Deux des membres d’origine subsistent. La bande a donc beaucoup d’expérience et c’est apparent dans leur manière de livrer la musique. Ils sont très à l’aise dans leur catégorie, et ainsi ils peuvent se permettre de s’amuser sans tomber dans l’insipidité. (Léa Noémie Plourde-Archer)

dimanche 7 décembre 2008

Encore quelques critiques

[decemberists+valerie+plame.jpg]The Decemberists
Always The Bridesmaid (A singles series)
Y.A.B.B. records/Jealous Butcher records


Après 7 albums, les Decemberists nous reviennent avec Always The Bridesmaid (A Singles Series), un ramassis de chansons qui n’avaient ce qu’il fallait pour figurer sur leur prochain album à paraître. Produit sous la forme de 3 vinyles, il s'agit d'un paquet de six chansons, dont une en versions courte et longue et une reprise. Le groupe de Portland construit habilement des arrangements faisant de leur pop une musique certes agréable, mais prévisible. La voix de Colin Meloy se superpose à des compositions prudentes, s'étirant parfois lamentablement, particulièrement sur une version assumée de 6:38 de Days of Elaine qui n'apporte pratiquement rien de plus à la version courte. La reprise précise de I'm Sticking With You du Velvet Underground qu'on a déjà pu entendre sur la trame sonore de Juno est appréciable quoiqu'elle ne soit pas différente de la précédente. Pour les amateurs déjà convaincus des Decemberists… (Eric Beaulieu)


The Matadors
Sweet Revenge
Stumble records



La formation ontarienne The Matadors se présentent comme groupe de Horrorbilly. C’est un genre qu’ils ont inventé pour fusionner leur amour du rock rétro et leur humour satanique. Il serait difficile de donner une mauvaise critique à ce groupe puisque celui-ci est en lien direct avec le grand Lucifer lui-même! Ayant vendus leur âme à ce dernier, les très virils membres du groupe posent en porte-parole du Diable sur Terre, et en prime proposent un rock très dansant et très festif. Joel ‘Hooch’ Parkins a fondé The Matadors il y a 14 ans. Sweet Revenge est le sixième album du groupe. Avec sa voix de crooner charmeur, Hooch réussira à convaincre même le plus sage des êtres à sombrer dans le vice et le sex drugs and rock and roll. The Matadors est un véritable groupe de fête, certainement à son avantage en prestation dans un petit bar miteux. Un disque idéalement consommé en accompagnement avec plusieurs consommations alcoolisées. (Léa Noémie Plourde-Archer)

mercredi 26 novembre 2008

Critiques cd de la semaine


Relief Maps
Graveyard Smash
Indépendant

Relief Maps est un groupe d’Ottawa composé de quatre jeunes Irlando-Canadiens liés de sang ou d’amitié. Leur musique n’a rien de percutant, mais leur indie rock à sauce pop actuelle réjouit tout de même. La voix de Katie Ross, juste et mordante par moments, aide à la cause surtout sur Hair Play où la superposition de plusieurs couches de celle-ci amorce la pièce en beauté. Les mélodies du EP Graveyard Smash laisse présager un potentiel tangible, malgré que des explorations musicales enrichiraient l’originalité du quatuor. (Eric Beaulieu)


Blissa
Imaginocide
Studio Blissa

M. Flou (Francis Gélinas), l'acolite de M. Jean (Martin Jean), de la formation Blissa, nous offrent un bijou de sonorités hip-hop variées. Après avoir composé plus de 150 pièces sur 10 ans d’efforts, le duo en a sélectionné 15, pour créer l’album Imaginocide. Des textes philosophiques sont au rendez-vous, nous chevauchant sur toutes sortes de réflexions spirituelles. Avec Imaginocide, nous avons droit à un amalgame de sons électros, de claviers synthétisés, de guitares funky, de basses groovy, mariés à un style rétro des années 70-80. L’album, autant concret, profond, que old school, nous amène sur des remises en question constantes, pour danser et penser à la fois! (Catherine Bournival)

2008_11_Electroluv.jpg

The Handcuffs
Electroluv
OOFL Records
En observant la pochette du deuxième disque de la formation The Handcuffs, on s’imagine pénétrer dans un univers un peu trash, un peu glamour. Se décrivant eux-mêmes comme ‘bad-ass’, le duo masculin/féminin nomme Burt Bacharach, Blondie et Iggy Pop parmi ses principales influences. Pour un groupe de rebelles, leur couleur musicale est étonnement fade. Il s’agît de chick-rock bien conventionnel, sans nuances, du genre qu’on retrouve sur des bandes sonores de comédies adolescentes américaines. Le groupe provient de Chicago et a fait beaucoup de bruit sur le continent américain, participant même à la dernière édition du CMJ music marathon. C’est donc du rock honnête, léger et amusant donc pas dénué d’intérêt, mais sans plus. (Léa-Noémie Plourde-Archer)

vendredi 21 novembre 2008

Les plaquettes de la semaine

Isobel Campbell & Mark Lanagan

Sunday at Devil Dirt

V2
Sur papier, l’idée d’un duo entre Isobel Campbell (Belle & Sebastian) et Mark Lanegan (Screaming Trees) peut sembler inusité. En pratique, on se rend vite compte que Sunday at Devil Dirt ne réinvente pas la roue. Leur musique country-blues-pop nous renvoie directement vers d’autres couples improvisés du passé, comme Nick Cave et PJ Harvey ou encore Nancy Sinatra et Lee Hazelwood. Il y aurait pires comparaisons, et puis le manque d’originalité est vite pardonné par le plaisir flagrant qui a été investi dans le projet. Mais si Sunday at Devil Dirt est agréable pour les oreilles, sachez que la pochette, elle, est plate comme un jour de pluie. (Yannick Valiquette)

Talkdemonic

Eyes at Half Mast

Arena Rock
Par moments, on a l’impression que Eyes at Half Mast, troisième effort du duo Talkdemonic, est la maquette d’un grand album en devenir : les bonnes idées fusent de toutes parts sans vraiment être traitées avec la profondeur qu’elles méritent. Chaque pièce voit son mélange de musique électroacoustique et de rock instrumental prendre tranquillement son envol avant de se saborder abruptement pour passer à la pièce suivante. Il en résulte un album tout de même agréable à écouter, mais difficilement mémorable, ce qui ne vous donnera pas nécessairement envie d’y retourner fréquemment. Les fans de Four Tet voudront quand même y prêter une oreille curieuse. (Yannick Valiquette)

Land of Talk

Some are lakes

Land of Talk est un groupe Montréalais dont le nom circule beaucoup depuis les derniers mois. En avant plan, il y a la chanteuse Elizabeth Powell, une jeune ontarienne venue au Québec pour étudier à Concordia et intégrer la scène musicale locale. C’est ici qu’elle a rencontré Bucky et Chris avec qui elle a formé Land of Talk. Leur premier maxi Applause Cheer Boo Hiss, paru en 2006, s’est fait remarquer par les ténors de la scène alternative montréalaise, et le groupe a longuement tourné le monde avec ces chansons, partageant la scène avec des groupes comme Broken Social Scene et The Decemberists. Some are lakes est leur premier album, et si les fans l’ont attendu pendant longtemps, le résultat n’est pas décevant. C’est du rock cru et dansant aux mélodies très bien ficelées, marié à la voix étonnante d’Elizabeth Powell. Celle-ci rappelle autant Cat Power et Emmylou Harris (sans l’excès de mélancolie) que Karen O dans ses moments plus intenses. Powell est aussi la parolière du groupe, orientant les sujets des chansons de cet album vers les thèmes de la paix intérieure et de la recherche de bien être. Un album bien, énergique et, si un peu lancinant par moments, très bien exécuté. (Léa Noémie Plourde-Archer)


Baloji

Hotel Impala

Virgin

Hotel Impala, le premier album solo de Baloji, est un vrai petit diamant africain. Chaque mélodie fait ressortir des odeurs, des ancrages, sur un rythme afropéen. Ce cher Balo’ est un rappeur hors pair, offrant sur chacune des 16 pièces, un style d’écriture très travaillé, des rimes recherchées, donnant une poésie intéressante dans l’ensemble. Partageant ses esprits, entre son enfance au Congo et sa vie en Belgique au sein d’une famille d’adoption, Baloji aborde les thèmes de guerre, conditions de vie, hiérarchie sociale, femmes et familles troublées. Sur une note plus gaie, l’album en général est un prodigieux amalgame de soul, hip-hop, garni d’une grande variété d’instruments pour agrémenter les afro beats. Au rendez-vous, des guitares funky groove, des trompettes, et même des triangles. Les cuivres rutilants enchaînent les souffrances de son enfance, avec des violons et pianos. Pour son album, Baloji fait appel à plus de 56 musiciens dont des chorales style gospel, des beatmakers, quelques invités de marque tels que Philippe Weiss (mixant également pour Diam’s). Avec Hotel Impala, Baloji, tant engagé que sensible, nous offre une culture musicale des plus charmante. (Catherine Bournival)

Pendulum

In Silico

Ear Storm

De Perth, Australie, Pendulum est une formation née en 2002 de l’union des réalisateurs Rob Swire et Gareth McGrillen et du DJ Paul 'El hornet' Harding. Rendu populaire grâce à un remix de Voodoo People de Prodigy, le groupe fait dans le drum & bass, mais leurs influences comptent aussi un mélange électro de breakbeat et de hardcore jumelé aux genres metal et punk. Présentement en tournée européenne, je suggère l’écoute de Granite, un grand succès. (Eric Beaulieu)

The Great Outdoors

Fall EP

DDG Records

The Great Outdoor, originaire de Vancouver, présente à l’automne 2008 un 4e effort intitulé Fall. La troupe d’Adam Nation nous arrive avec des compositions moins éclatées et plus proche du folk traditionnel que celles se trouvant sur les trois premiers albums du groupe. La voix, le banjo, le ukulélé et la guitare sont à l’honneur pour cet album qui va même jusqu'à se tremper les lèvres dans l’americana, rappelant ainsi certaines sonorités de Calexico ou d’un Dany Placard mélancolique. Les compositions d’Adam Nation sont justes et remplissent à merveille le 4e album d’un autre excellent groupe de la très riche scène folk de Vancouver. (Simon Maltais Morand)

Ferriswheel

Woodsongs from the backroom

4th Avenue Records

Le plus récent projet de Simon Trottier (Nicolas Bernier, White Noise Ensemble) et Mathieu Charbonneau (Torngat), Ferriswheel, nous propose un premier album qui rassemble une maigre collection de neuf compositions totalisant à peine plus de trente minutes. Toutefois, cette demie-heure instrumentale est un délice pour les oreilles. Le mélange de piano classique et de folk dans le registre de Torngat et de leurs contemporains est réussi. Simon Trottier aux guitares et Mathieu Charbonneau aux claviers sont accompagnés, entre autres, des autres membres de Torngat Pietro Amato et Julien Poissant. D’autres musiciens chevronnés complètent l’instrumentation avec la clarinette basse, la contrebasse et le violon. (Eric Beaulieu)

mardi 11 novembre 2008

Toujours dans la même lancée: Nouveautés musicales




Koriass - Les racines dans le béton - 7e ciel

Koriass : Un poète indétrônable

Connu sous le pseudonyme Koriass, Emmanuel Dubois, est sans doute un écrivain dans l'âme depuis l'adolescence. Grandissant au rythme de la musique, il a commencé à découvrir les groupes hip-hop québécois, tels Rainmen, Complys, Sans Pression et c'est ce qui l'a vraiment motivé à se lancer dans le rap. Toujours en s'inspirant des gourous du hip-hop québécois, Koriass a fait sa marque avec le temps. Il s'investit à présent dans la production de «beats», d'ailleurs il préfère produire ses propres «tracks» la plupart du temps. Cet artiste n'a pas fini de faire parler de lui. Son ambition et son amour de la musique sont sans cesse stimulés. Son nouvel album Les racines dans le béton, en vente partout depuis le 4 novembre, nous offre des rimes très riches, toujours aussi profondes que son succès de 2004 En t'oubliant. Koriass nous propose des textes à la hauteur de son titre de poète moderne. Dénonciations, critiques sociales, amertume, rôle des femmes, en sont quelques uns des thèmes. En tout, 15 pièces couronnent l'album dont Les femmes de ma vie, L'ère de glace, Révolution tranquille. Appuyé par Les Disques 7e ciel, nous détenons un Koriass engagé, intime, rassembleur, partageant sa pensée par un talent indiscutable pour les mots. Du hip-hop québécois à son meilleur! (Catherine Bournival)

The Dears – Missiles - Dangerbird

Voici finalement la quatrième galette
des Montréalais The Dears. Deux ans après Gang of Losers, qui en a laissé plus d'un sur sa faim, Missiles se veut un retour du groupe qui nous a offert le savoureux No Cities Left en 2003… Enfin, c'était probablement le but de l'exercice. Voilà plutôt une nouvelle tentative de retrouver l'énergie de No Cities Left, tentative plus encourageante que le suivant Gang of Losers, mais tout de même difficile. Ce qui est évident est la volonté d'originalité du disque, mais parmi tous ces mélanges rien d'autre ne transparaît. Missiles est intéressant, mais la cohésion, l'ambiance générale de l'album laisse à désirer. Il est même surprenant d'entendre des univers psychédéliques sur une pièce (Disclaimer), un clavier digne des années 80 par moment (Dream Job) et un soul quasi-gospel en final (Saviour). En théorie, le concept peut sembler du moins possible, mais en pratique, Missiles coule difficilement et on arrête souvent pour se demander si l'on écoute toujours bel et bien le même disque. Il est certain que les fans de la première heure retrouveront la voix fragile de Murray Lightburn, reste que cette nouvelle sortie est véritablement celle d'un groupe qui cherche toujours son identité musicale. (Vincent Lefebvre)

Harshmellow - Let is sound E.P

Le groupe québécois Harshmellow nous offre un premier E.P à saveur pop rock utilisant des éléments de classique, de jazz et de folk. Let it sound E.P renferme sept pièces, surtout des balades, accessibles et portées par le piano et la voix de Jean-Philippe Lemire. Un premier effort qui n'est pas sans rappeler le travail de Elton John, Billy Joel ou Rufus Wainwright. (Simon Maltais Morand)

Parlovr - Parlovr - Indépendant

Impossible de ne pas associer Parlovr au son du Mile End. La pièce On The Phone a tout d'une bombe des Lovely Feathers: Une pop urgente et des voix déchirées qui contrastent avec des sons plus ludiques. Là où Parlovr se démarque, c'est que les petites merveilles mélodiques cachent des guitares inventives et hurlantes (Palace Of Identical Things), des harmonies psychédéliques et des moments de folie totale (On The Phone, 1:50). Pour peu qu'ils prennent la peine de s'y attarder, les fanatiques d'expérimentations se laisseront assurément prendre par l'indie rock accrocheur et bien soutenu de Parlovr. (Ariane Gruet-Pelchat)

Orchestrol Parade - Avec ou sans l' - Indépendant

L'Orchestrol Parade propose enfin son premier disque studio, après un album en spectacle et quelques années anglophones sous le nom de The Original Wrecking Crew. Avec ou sans l' est une oeuvre ludique et sans prétention, un amalgame des influences des musiciens, mélomanes avant tout. Bien que le résultat soit un disque rock et qu'on y utilise le ska, le punk, le jazz et le hip-hop, on sent que le fil conducteur est le groove chaud du funk. Certains trouveront à redire sur l'éclectisme du disque et sur la légèreté des paroles, mais l'Orchestrol Parade est à approcher avec le twist dans la jambe et l'oreille à l'affût des coquines oeillades musicales. (Ariane Gruet-Pelchat)

En spectacle de lancement le 18 novembre au Divan Orange